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Le retour de force (FFB) expliqué simplement

Le retour de force transmet au volant l'effort que la voiture subit dans le jeu. Ce que le signal contient, ce qui le déforme, et les réglages qui comptent vraiment.

Par La rédactionPublié le 06/10/20263 min de lecture

Le retour de force, ou force feedback (FFB), est l'effort que la base applique au volant pour vous faire sentir ce que la voiture subit dans le jeu. À chaque instant, le simulateur calcule un couple de direction à partir de son modèle physique, et la base le reproduit avec son moteur. Un bon réglage vise à ne rien perdre de ce que le signal contient, ce qui passe rarement par la force la plus élevée.

D'où vient l'effort au volant

Sur une voiture réelle, l'essentiel de l'effort ressenti au volant vient des pneus avant. En virage, ils tendent à se remettre dans l'axe, et cette tendance remonte dans la direction. Elle varie avec l'adhérence : quand le pneu approche de sa limite, l'effort diminue. Le volant s'allège juste avant que la voiture ne commence à sous-virer.

C'est l'information la plus utile du retour de force, parce qu'elle arrive avant que la trajectoire ne se dégrade à l'écran. Un simulateur qui modélise finement ses pneus la transmet, et c'est elle qu'un pilote apprend à lire.

Ce que le signal contient d'autre

Le même signal porte la route : les bosses, les vibreurs, les changements de revêtement, et les chocs en cas de contact ou de sortie de piste. Certaines bases y superposent des effets tirés de la télémétrie du jeu, comme les vibrations du moteur. Fanatec appelle cette technologie FullForce, Logitech TRUEFORCE. Ces effets se superposent au retour de force calculé par le jeu.

La saturation, ou clipping

Une base a un couple maximal. Quand le jeu demande davantage, le signal est coupé à ce maximum : pendant ces instants, le volant reste dur et uniforme, et les variations qui annoncent la perte d'adhérence disparaissent. Cela arrive précisément dans les virages rapides et chargés, là où l'information compte le plus.

Pour l'éviter, baissez le gain jusqu'à ce que les efforts les plus forts restent sous le maximum de la base. Une force un peu plus faible mais complète vaut mieux qu'une force plus élevée qui sature. C'est aussi pourquoi une base plus puissante aide, même si vous ne roulez pas à fond de son couple : elle laisse de la marge au-dessus des pics. Notre guide combien de Nm faut-il vraiment donne des repères par usage.

Couple maximal et technologie de quatre bases du catalogue
CaractéristiqueFanatec CSL DDMOZA R9 V3 Direct Drive Wheel BaseSimagic Alpha MiniLogitech G29 Driving Force
Couple maximal 8 Nm 9 Nm 10 Nm Non communiqué
Technologie Direct Drive Direct Drive Direct Drive Engrenages

Les réglages qui comptent

Le gain se règle à deux endroits, dans le jeu et dans le logiciel de la base (Fanatec App, MOZA Pit House, Simagic SimPro Manager, Logitech G HUB ou Asetek RaceHub selon la marque). Les deux se combinent : changez-en un seul à la fois, et notez la valeur de départ.

Les logiciels des constructeurs proposent aussi des filtres, comme l'amortissement, la friction ou l'inertie. Ils ajoutent une résistance ou lissent le signal. Un peu d'amortissement calme une base direct drive puissante quand le volant est lâché ; trop de filtrage efface les détails pour lesquels on a choisi cette base. Partez des réglages neutres du constructeur et n'ajoutez un filtre que pour corriger un défaut que vous sentez.

Le matériel décide de ce qui arrive aux mains

Une base à engrenages ou à courroie transmet le signal à travers une démultiplication, qui en absorbe une partie. Une base direct drive monte le volant sur l'axe du moteur et le transmet sans intermédiaire : notre guide du direct drive détaille la différence. Le support compte autant : un bureau ou un cockpit qui fléchit absorbe les petites variations du signal, et notre guide cockpit ou support de volant aide à choisir.

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